Biographie


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Le jeu d’Eléonore Darmon est à l’image de sa crinière rousse : volcanique et chatoyant. Une musicienne flamboyante et plurielle, qui s’épanouit en tant que soliste, chambriste et musicienne d’orchestre.

Une soliste confirmée

A 5 ans, Eléonore Darmon écoute en boucle ses disques de violon tzigane. A 10 ans, elle le sait : elle sera violoniste. L’ardeur et l’enthousiasme de la petite musicienne sont d’ailleurs repérés par Ivry Gitlis lorsqu’elle participe à l’Ecole des fans… Initiée à la musique par une mère pianiste, elle intègre le Conservatoire de Paris à 14 ans. Premiers prix de violon et de musique de chambre en poche, elle se perfectionne auprès de Pavel Vernikov, à Florence, puis à Vienne. Il l’initie à la grande école russe de violon, dont elle retient les couleurs l’intensité de jeu. Eléonore Darmon bénéficie également des conseils du grand violoniste hongrois Roby Lakatos. « Mon violon, c’est ma voix », dit-elle.

Lauréate de plusieurs prix internationaux, elle est récompensée par les fondations Banque populaire, Cziffra et Or du Rhin. Sa carrière de concertiste commence à 16 ans : elle interprète le Concerto de Mendelssohn avec l’Orchestre symphonique de Nancy, sous la direction de Sebastian Lang-Lessing, aussi stupéfait que le public par « cette jeune violoniste prodigieuse ». Elle ne s’arrête plus. Brahms, Paganini, Tchaïkovski, mais aussi Bach et Vivaldi : elle joue les grands concertos du répertoire aux côtés de l’Orchestre du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National d’Ukraine, le Baden Sinfonietta en Autriche, l’Orchestre Symphonique Royal du Maroc…

Le partage de la musique

Même lorsqu’elle est soliste, Eléonore Darmon conçoit la musique comme un acte de partage et de communion : « Tout est musique de chambre ! Face à l’orchestre ou dans l’orchestre, avec piano ou en quatuor, le violoniste doit faire preuve de la même qualité d’écoute vis-à-vis des autres musiciens. » En perpétuelle recherche, la violoniste n’aime rien tant que partager l’intimité et l’émotion d’une œuvre avec d’autres artistes. Musicienne d’orchestre recherchée, elle effectue la tournée d’hiver 2010/2011 du Wien Waltz Philharmonie en Chine, en tant que violon solo. Depuis 2015, Eléonore est régulièrement invitée par l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, où elle y a déjà occupé la place de violon super-soliste.

Musicienne authentique et appréciée, Eléonore Darmon chérit la musique de chambre et se produit dans les festivals du monde entier avec des partenaires tels que Mischa Maïsky, Frans Helmerson, Martha Argerich, Gordan Nikolic, Lawrence Power, Marielle Nordmann, Emmanuel Rossfelder… Le duo complice qu’elle forme depuis 2011 avec le pianiste Antoine de Grolée est salué pour l’intensité de ses interprétations.

Une directrice artistique audacieuse

Partager la musique, c’est aussi permettre aux musiciens, grands interprètes et jeunes talents, de se réunir. Entre 2013 et 2015, elle organise à elle seule une saison de musique de chambre à Paris où elle se produit aux côtés de Gary Hoffman, Diana Ligeti, Daria Hovora, Vladimir Mendelssohn, Pierre Fouchenneret ou encore François Salque. Elle devient, en 2014, directrice artistique du Festival de Sagonne, au cœur du Berry.

La prochaine édition permettra de l’entendre aux côtés de plusieurs jeunes talents : le pianiste Antoine de Grolée, la violoncelliste Maja Bogdanovic, la guitariste Romain Petiot ou encore la flûtiste Elena Stojceska. Audacieuse, Eléonore Darmon a également imaginé une promenade dans la cité médiévale, ponctuée de haltes musicales qui permettront d’entendre des pages de Villa-Lobos, Penderecki, Falla, Debussy, Bartók, Rossini, Haendel

Un été entre orchestre et musique de chambre

Eléonore Darmon se produira au Parc floral de Vincennes le 4 juin pour les 10 ans des Musicales de Bagatelles, aux côtés du pianiste Tristan Pfaff. Elle rejoindra ensuite les rangs de l’Orchestre national de Lille, en tant que soliste des premiers violons, pour une série de concerts dédiés consacrés à Schumann (16 au 18 juin), Verdi (12 juillet) ou encore Rachmaninov et Stravinsky, au Concertgebouw d’Amsterdam le 27 juillet. Invitée du festival Les Moments musicaux du Tarn, du 20 au 23 juillet, elle y interprétera des pages de Prokofiev, Chostakovitch, Ravel et Saint-Saëns. On la retrouvera ensuite au festival de Sagonne, du 4 au 6 août.